Malgré une nette avancée des droits de la femme dans les pays occidentaux, il en reste encore malheureusement encore beaucoup à conquérir, et parfois même dans ces pays !

 

Les statistiques montrent que tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son mari en France. Ce chiffre est d'autant plus affolant que, la plupart du temps, les victimes de violences conjugales n'osent porter plainte contre leur mari. 201 000 femmes sont victimes tous les ans de violences conjugales (physiques ou sexuelles).

 

Le viol reste l'agression la plus courante, avec une estimation de 83000 femmes violées entre 2010 et 2012. Outre la violence de l'acte en lui-même, le viol détruit la vie de la victime. Un récent reportage de France 2 parle de ce sujet tabou :

 

http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/diffusions/05-03-2013_12355

 

Ces témoignages édifiants permettent de mettre en avant souvent mise de côté dans le viol : les conséquences possibles sur les victimes et leur anéantissement parfois total. Souvent, les victimes connaissent leur agresseur (comme c'est le cas dans le reportage avec la jeune tenniswoman violée par son entraîneur pendant des années). Ce fléau cache une autre réalité, encore plus dure à mettre en avant : le viol conjugal. Sous réserve de « devoir conjugal », nombre de femmes sont forcées de faire l'amour à leur mari ou conjoint, sans quoi elles encourent souvent des violences. On estime à seulement 11% les femmes victimes de viol à porter plainte et à 13% à déposer une main courante.

« En 2011, sur les 4 983 plaintes pour viols, 3 742 viols ont été commis à l’encontre de femmes et 432 contre des hommes. Parmi ces viols, 906 sont des viols conjugaux commis à l’encontre des femmes et 179 contre des hommes. »1

 

 

 

« La violence à l’égard des femmes dans les conflits armés se manifeste souvent par des violences sexuelles. De 250 000 à 500 000 femmes ont été violées pendant le génocide de 1994 au Rwanda, de 20 000 à 50 000 femmes ont été violées durant la guerre en Bosnie au début des années 1990. »2

 

Aussi, 80 à 90% des prostitués sont des femmes et ont un taux de mortalité 40% fois supérieur à la moyenne, toujours selon le haut conseil de l'égalité, cité précédemment dans cet article, et 50 à 70% d'entre elles soufrent de dépressions et autres maladies mentales liées à leur activité.

 

Un autre fléau touche également les pays occidentaux : les agressions sexuelles dans les transports en commun ; J'en ai été moi-même victime il y a quelques années. L'an dernier, le cas d'une jeune femme à Lille a été relayé à la Une de tous les journaux français et, je l'espère, étrangers. Cette jeune femme s'est fait violer dans l'indifférence la plus générale, alors que plusieurs personnes étaient autour d'elle. En ce qui me concerne, ça a été moins grave, il m'a « juste » mis la main aux fesses dans le métro et poursuivie dans les couloirs- bondés – de la Gare du Nord (à Paris), sans que personne ne réagisse, encore une fois. Cela est malheureusement souvent le cas. J'ai eu l'impression que je ne reverrai plus jamais mes proches, tellement cette agression a été violente, d'un point de vue psychologique. J'ai mis des semaines à commencer à m'en remettre, et je n'ai pas subi de pénétration ! Il s'en est tenu à vouloir m'emmener quelque part, même si je me suis débattue. Les chiffres en la matière ne peuvent être quantifiées, tant ce genre de cas est fréquent.

 

Dans le monde, nombre de femmes sont régulièrement lynchées, notamment pour adultère, alors que leurs maris pratiquent la polygamie à outrance. Toutes ces violences sont une honte pour l'humanité. On ne doit pas être battues parce qu'on est des femmes et on n'est en aucun cas le sexe faible.

 

Vous me direz que cet article est militant, mais j'assume totalement mes propos.

2Ibidem.