Hier, c'était la journée internationale des droits de la femme, mais n'ayant pas de connexion à Internet à la maison, je ne peux en parler que maintenant.

Je vous ai préparé trois articles sur le sujet: un qui met en avant des destins de femmes, un autre faisant état des - nombreux - progrès à faire dans la lutte pour l’égalité des sexes et enfin, un sur un procès célèbre de 1972.

Pour cet article, j'ai décidé de mettre en avant quelques femmes aux destins extraordinaires : Malala, Simone Veil, Rosa Parks, Dulcie September et Cathy Freeman.

 

 

 

Je vais commencer par vous présenter, si vous ne la connaissez pas déjà, une jeune Pakistanaise: Malala Yousafsai.

Son combat en faveur de l'éducation des femmes au Pakistan a été rendu célèbre lorsqu'elle a été très violemment agressée par les Talibans, devant son établissement scolaire. L'an dernier, elle a été médiatisée et a été fait Prix Nobel de la Paix. Son exemple rappelle à quel point il est important de scolariser les enfants, filles ou garçons, pour lutter contre l'obscurantisme et la bêtise humaine.

Si, dans notre pays, l'éducation est obligatoire pour tout le monde jusqu'à 16 ans, nous ne devons pas oublier que, tous les jours, des millions de jeunes filles à travers le monde risquent leurs vies pour s'instruire.

 

 

A présent, je vais vous parler d'une personne d'une bonté extraordinaire et que j'ai eu la chance de rencontrer en janvier 2005, à l'occasion des 60 ans de la libération d'Auschwitz. Au moment où j'écris ces mots, un sentiment de fierté m'envahit très égoïstement, mais je dois bien l'avouer. La rencontre s'est faite au lycée Eugène Delacroix puis au Mémorial de la Shoah à Drancy, un des principaux camps de transit d'Europe pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Non seulement Madame Simone Veil a connu l'horreur des camps (et pour être allée visiter Auschwitz peu de temps après, je peux en témoigner), mais elle a aussi milité pour les droits de la femme. A travers son combat comme Ministre de la Santé, bien sûr, avec la loi pour l'avortement, mais pas seulement : en tant que Présidente du Parlement Européen, elle a contribué à améliorer les conditions de détention des femmes en prison. C'est à ce double titre, et parce qu'on oublie souvent le deuxième, que je voulais lui rendre hommage, à mon très humble niveau.



La première chose qu'elle nous a dite, quand je l'ai rencontrée avec mes camarades, est « Si je l'ai fait, vous aussi vous pouvez le faire ». Croyez-moi, cela remet les pendules à l'heure ! J'avais 15 ans et je m'en souviens encore ! Penser qu'elle avait notre âge quand elle a connu les camps et qu'elle s'en est sortie grâce à sa force de caractère et à son intelligence (elle a menti sur son âge pour éviter la chambre à gaz) est juste une leçon pour nous tous.

 

 

Rosa Parks est avant tout une militante des droits civiques des noirs américains. Je n'ai pas choisi de l'évoquer pour son combat, bien qu'il soit très important pour moi, mais parce que cette femme a changé le cours de l'histoire aux Etats-Unis et n'a pas eu, à mon sens, l'hommage qu'elle mérite de notre côté de l'Atlantique !



Rappelons que jusque dans les années 1960, les Noirs américains n'avaient pas les mêmes droits que leurs compatriotes blancs. En refusant de céder sa place à un Blanc dans un bus de Montgomery, elle est devenue un des symboles de la lutte pour l'égalité entre les « races » et a montré qu'une femme peut avoir autant, si ce n'est plus, de courage qu'un homme. N'oublions cependant pas une autre femme importante dans la lutte pour l'égalité des « races » : Angela Davis.

 

 

Autre pays, mais même combat ! Dulcie September est née en Afrique du Sud, pendant l'Apartheid. Membre important de l'Africain National Congress (organisation longuement présidée par Nelson Mandela), elle est assassinée à Paris en 1988. Aujourd'hui enterrée à Arcueil, le mystère reste entier quant à l'identité de l'assassin. Il s'agit probablement d'un homme envoyé par le gouvernement sud africain.