Le 21 mars dernier avait la journée internationale contre le racisme, et à cette occasion, je vous propose de revenir sur la création de l'événément. Une fois n'est pas coutume, je ne parlerai pas de francophonie à proprement parler, même si ce thème a bien évidemment concerné la France.

Instituée en 1966, elle a lieu le 21 mars en hommage au massage de Sharpeville, en Afrique du sud, durant lequel la police (blanche) a assassiné 69 manifestants (noirs). Dans son message à l'ONU en 2004, Kofi Annan, alors Secrétaire général de l'institution, dit: "A travers ces trois événements, nous devons non seulement honorer la mémoire des victimes de tragédies passées, mais aussi manifester notre ferme volonté d'éviter que d'autres ne subissent un sort semblable à l'avenir." Les trois événements en question sont: le dixième anniversaire du génocide rwandais, le bicentenaire de la révolution haÏtienne et la désignation de l'année 2004 comme celle de la lutte contre toute forme de racisme. Comme le souligne Kofi Annan, cette journée a surtout été créée pour lutter pacifiquement contre ce fléau et pour éviter le racisme de se répandre. Aussi, un des buts premiers, et non des moindres, était de rendre hommage symboliquement aux victimes de crimes racistes, où qu'il soit et peu importe la forme qu'il prend. 

Aussi, Kofi Annan dénonce les dérives de l'esclavage moderne et le condamne fermement. Il précise qu'il est la cause de la pauvreté d'une nation ainsi que de son sous-développement et de sa marginalisation.