L'actualité de la Réunion est dominée par la reconnaissance du drame vécu par 1600 enfants réunionnais, entre les années 1963 et 1982. Les grouvernements français successifs avaient décidé, pour endiguer le phénomène de vieillissement des campagnes métropolitaines, de parachuter quelques 1600 enfants originaires de la Réunion. Le drame a été épouvantable, puisque certains en sont devenus fous ou en sont morts. Mardi, François Hollande a reconnu la responsabilité morale de la France, à l'initiative d'Ericka Bareigts, députée PS de la Réunion.

Le gouvernement de Charles de Gaulle a déraciné ces enfants, sans penser aux conséquences néfastes que ce déracinement aurait sur eux, tôt au tard. Certains ont même souffert de déculturation et de racisme. Selon la députée, cette reconnaissance morale ne peut qu'être le premier pas vers une réparation totale. Ces tranferts ont été rochestrés par Michel Debré, député UNR (Union pour la nouvelle République) de la Réunion. Pour convaincre les familles de laisser partir leurs enfants, l'Etat avait promis un avenir meilleur à ceux-ci, mais il n'en a rien été. L'affaire, longtemps oubliée, a pris une tournure judiciaire, lorsuq'une de ces victimes a porté plainte contre l'Etat, pour "enlèvement, séquestration de mineurs, rafles et déportation".