Léopold Sédar Senghor

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Source : www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/L%C3%A9opold_S%C3%A9dar_Senghor/143907

Il naît à Joal, au Sénégal, dans une ethnie serer. Sédar, son nom serer, signifie « celui qu'on ne peut oublier ». Son nom chrétien, Léopold, lui a été donné « en l'honneur de Léopold Angrand, riche commerçant mulâtre, ami et employeur ponctuel de son père. »

Il reçoit les premiers rudiments du français à la mission catholique de Djilor, puis est envoyé à Ngazobil pendant six ans. Il intègre en suite le collège-séminaire François Libermann, à Dakar, puis le cours secondaire laïque, où il obtiendra brillamment son baccalauréat. Il poursuivra ses études à la Sorbonne, où il fondra la revue L’Étudiant noir, avec Aimé Césaire et Léon Gontran-Damas. Après son échec au concours d'entrée à l'ENS, il passe l'agrégation de grammaire et demande la nationalité française, qui lui sera accordée en 1935. De 1935 à 1939, il exercera comme professeur à Tours, puis à Saint-Maur des Fossés. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier en Allemagne en 1940, où il passe un an et demi dans un stalag. Il est libéré en 1942, pour raison de santé. Son recueil Chants d'ombre paraît en 1945. au lendemain de la guerre, il commence son engagement politique et fait la connaissance du socialiste Lamine Gueye. Il est ensuite élu député de la circonscription Sénégal-Mauritanie. Il est réélu à l'Assemblée nationale en 1946. au Sénégal, il est tour à tour conseiller municipal de Thiès, dont il en deviendra le conseiller général en 1947, puis membre du Conseil de l'Afrique Occidentale-Française (OAF).

 

En 1951, le Bloc Démocratique Sénégalais l'emporte sur la SFIO (Section Française de l'Internationale ouvrière) et Senghor est réélu député. Il est désormais l'intermédiaire entre la France et le Sénégal. « Senghor commence par rassembler les forces politiques au Sénégal, sous l’égide du Bloc populaire sénégalais (BPS), ancien BDS, qui devient en 1958 l’Union progressiste sénégalaise (UPS) après le ralliement du parti socialiste de Lamine Gueye. » En janvier 1959, il annonce la création d'une fédération du Mali regroupant la Haute-Volta, le Dahomey, le Sénégal et le Soudan français. Dès mars 1959, la Haute-Volta et la Dahomey refuse sa ratification et quitte la fédération. Le 17 janvier 1960, Senghor prend la présidence des deux derniers pays, pendant que Modibo Keita assure celle du gouvernement sénégalais. La fédération vole néanmoins en éclats, tant les dissensions internes sont fortes. Le 20 août 1960, le Sénégal proclame son indépendance et le 2 septembre, Senghor est élu Président du Sénégal. Le 22 septembre c'est au tour du Soudan.

 

Par la suite, Senghor nommera Mamadou Dia premier ministre, mais des discordes se feront ressentir. L'arrestation de Mamadou Dia, end écembre 1962, fera l'effet d'un coup de tonnerre ! Divers partis politiques sont alors interdits. Senghor tient désormais seul les rênes du pays. Il est réélu en 1963. Par la suite, il rétablira la fonction de Premier ministre, à ceci près que celui-ci sera désormais désigné par le Président. Abdou Diouf, actuel Président de la francophonie, sera élu par Léopold Sédar Senghor.

 

A la surprise générale, Senghor démissionne en 1980, en faveur d'Abdou Diouf. Il définira la francophonie comme un « Humanisme intégral qui se tisse autour de la terre ». « Celui qui se définit comme un « métis culturel » aime aussi répéter que« le métissage est l'avenir de l'homme ». »

Il meurt en Normandie le 20 décembre 2001.