Source pour l'image:http://www.lepoint.fr/actualites-voyages/2009-07-06/le-liban-s-attend-a-une-annee-touristique-record/1088/0/358863

libanbeyrouth

Le Liban est le dernier bastion de la francophonie en Orient, hors pays du Maghreb. Dans un discours adressé le 13 novembre 2007 à l'occasion du colloque intitulé « quelle francophonie au Liban aujourd’hui ?», le docteur Sami-Paul Twil déclare:

"Un vieil adage proclame : "On a tous deux pays notre pays et la France". Mon pays natal qui est le Liban et mon pays adoptif qui est la France sont chevillés en moi dans une dialectique subtile faite d’Amour et de Raison." (sic)

La France fait partie intégrante de la culture libanaise, tant son aura culturel y est important. Dernier pays francophone en Orient, hors ceux du Maghreb, le Liban est aussi un des plus fervents défenseurs de la langue de Molière. Le Liban compte en effet, toujuors selon le docteur Sami-Paul Tawil, 1645 écoles qui y enseignent le français et 5 universités accréditées par l’Agence Universitaire de la Francophonie : l’Université libanaise, l’Université St Joseph, l’Université Balamand, l’Université St Esprit Kaslik et l’Université Antonine. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Cet amour du Liban pour la culture française est né au XIX me siècle, avec François-René de Chateaubriand et Lamartine.
D’une façon générale, les écrivains français du XIX me siècle ont eu une fascination pour l’Orient (Victor Hugo, qui a écrit Les Orientales, en est un excellent exemple).

Aussi, la francophonie est en perte de vitesse dans ce pays, si on en croit certaines études. On est néanmoins en droit de se poser la question, quand on sait l’ardeur avec laquelle elle est défendue et le nombre impressionnant d’établissements qui enseignent le français. Cela résulte, en réalité, d’une situation linguistique extrêmement complexe, comme aime à le rappeler Mme Christiane KAMMERMANN, Sénateur des français résidant à l’étranger et spécialiste du Liban. Selon elle :

« 51% des Libanais sont uniquement arabophones.
45% des Libanais sont partiellement ou entièrement francophones.
30% des Libanais sont partiellement ou entièrement anglophones. »
 Certains francophones pouvant être également anglophones et arabophones. Toujours dans le même discours, elle affirme que : « les vrais bilingues arabe-français représenteraient 28,5 % de la population, […], les bilingues arabe-anglais […] 14 % [et que] 73 % des bilingues arabe-français connaîtraient également l’anglais. »

Elle met là le doigt sur quelque chose de fondamental et qui prouve que la francophonie au Liban a encore de beaux jours devant elle.

 

Pour retrouver l'intégralité des interventions:

http://www.cercle-richelieu-senghor.org/index.php?option=com_content&view=article&id=100